Alimentation

Perte de poids

La perte de poids, un sujet santé. Idées reçues, questions fréquentes et solutions à mettre en place pour retrouver durablement son équilibre.

IDÉES REÇUES

1) On ne perd pas de poids en mangeant moins

Aussi étrange que cela puisse paraître, pas de perte de poids en mangeant moins. Evidemment, sur 2 ou 3 semaines la restriction calorique entraîne un amincissement. Mais sur le long terme, cela s’avère complètement faux. Et c’est même l’inverse, après un palier on va reprendre tout le poids perdu voir davantage.

C’est le fameux effet « yo-yo » de tous les régimes amincissants.

Perte de poids – stabilisation – reprise de poids

Ce phénomène va complètement perturber le métabolisme (énergie déployée au fonctionnement du corps), rendant encore plus difficile la perte de poids.

Idées reçues

2) On ne perd pas de poids en bougeant plus

Bien entendu, bouger est essentiel et la sédentarité est source de problème. Cependant, il est maintenant reconnu que faire du sport ne fait pas maigrir. En effet, même principe que pour les régimes hypocaloriques, un phénomène de compensation se met en place, il y aura perte de poids au début, puis stagnation, et reprise des kilos perdus.

3) Perdre du poids n’est pas une question de volonté

La régulation du poids se fait de manière autonome et inconsciente, par l’interaction de nombreuses hormones qui vont gérer le stockage, le déstockage, l’appétit, la satiété. La prise ou la perte de poids n’est donc pas liée à notre volonté.

 

QUESTIONS FRÉQUENTES

1) Pourquoi mes régimes ne fonctionnent pas durablement ?

Lorsque l’on diminue sa ration alimentaire, l’organisme compense en diminuant son métabolisme. Il se met en mode économie d’énergie et en mode stockage des calories consommées. On devient frileux, on manque d’énergie, le moral baisse. A la reprise d’une alimentation dite “normale”, le métabolisme étant ralenti, c’est logiquement que l’on reprend du poids.

2) Quelle est l’origine de la prise de poids ?

Le poids est régulé par de nombreuses hormones, notamment l’insuline et le cortisol.

Il faut comprendre que lorsque le niveau d’insuline augmente, c’est un signal de stockage pour le corps et nous prenons du poids.

Ce niveau d’insuline augmente à chaque prise alimentaire. Cette hormone signale au corps que des nutriments arrivent. L’organisme ne se sert plus dans les réserves pour fonctionner et passe en mode stockage, d’où la prise de poids.

Concernant le cortisol, les taux élevés font prendre du poids sur le long terme car ils entraînent une résistance à l’insuline donc une augmentation de production de celle-ci et par conséquent un signal de stockage.

Il faut savoir que le niveau de cortisol augmente en situation de stress et en cas de manque de sommeil.

3) Pourquoi est-il plus difficile de perdre des kilos anciens ?

C’est le phénomène de résistance à l’insuline. La répétition de taux élevés de cette hormone la rendent moins efficace, du coup l’organisme en fabrique davantage pour compenser cette perte d’efficacité. C’est le cercle vicieux, le corps se retrouve en permanence en train de stocker.

4) Pourquoi accumule-t-on régulièrement du poids année après année ?

Avec le temps et de mauvaises habitudes, on accumule les toxines. On crée un terrain inflammatoire et une résistance à l’insuline, la capacité à éliminer le cortisol suite à un stress est plus faible. Enfin, on présente davantage de troubles de sommeil avec l’âge. Tout ce contexte est favorable à la prise de poids.

 

SOLUTIONS

On comprend que c’est tout un rythme de vie qui aboutit au surpoids. C’est une erreur de croire que le déséquilibre est uniquement alimentaire. C’est même la cause de l’échec dans la perte de poids.

Le surpoids est le signal qu’il faut rétablir certaines conditions :

1) Commençons par soutenir les émonctoires que sont les reins et les intestins. Prenons également soin du foie. En effet, la mise en place des réformes ci-dessous vont entraîner l’élimination des surcharges. De ce fait, foie, intestins et reins vont être très sollicités.

Pour cela, aidez-vous de plantes (sous forme brute ou d’infusions, gélules, ampoules) comme :

          – le persil, le pissenlit pour aider la fonction rénale.

          – le psyllium blond excellent balai intestinal.

          – l’artichaut, le radis noir ou le desmodium accompagnant le travail du foie.

2) Concernant l’alimentation, sans diminuer les quantités on va modifier le rythme et la qualité des repas.

Rythme : Il est indispensable de réduire le nombre de prises alimentaires journalières. Donc, si vous mangez 5 fois par jour (3 repas plus 2 encas) alors passez à 4 puis 3 puis 2 voire 1 repas par jour. Dès que l’on mange même un tout petit peu, même quelque chose de très sain, l’insuline augmente et on se met à stocker. Le principe n’est pas de manger moins mais moins souvent pour laisser un grand laps de temps avec un taux d’insuline bas et ainsi passer en mode déstockage. C’est le procédé du jeûne intermittent.

Jeûne intermittent

UNE PERSONNE QUI MANGE EN PLUS GRANDE QUANTITÉ MOINS SOUVENT VA MINCIR.

UNE PERSONNE QUI MANGE EN PETITE QUANTITÉ PLUS SOUVENT VA GROSSIR.

Qualité : les aliments que nous consommons entraînent une augmentation plus ou moins importante du taux d’insuline. Il faut savoir que les produits industrialisés et raffinés sont ceux qui augmentent le plus ce taux. Ils sont à bannir.

Pour ne pas être dans l’erreur et avoir une faible augmentation du taux d’insuline, il convient :

De consommer des produits non transformés

Cuisinez-vous même ! Des produits bruts, riches en fibres avec une majorité de légumes et de fruits. Ajoutez un peu d’aliments lacto-fermentés (ils ont l’avantage de maîtriser le taux d’insuline).

Légumes lacto-fermentés

Attention, ne supprimez pas une catégorie d’aliments au profit d’une autre

glucides, lipides ou protéines car ce n’est pas durable dans le temps. Vous serez confrontés au problème d’effet rebond.

Attention, également de ne pas surconsommer une catégorie d’aliments

Par exemple : pain, céréales, féculents, sont des sucres complexes qui dominent dans le modèle alimentaire moderne. Ils doivent être consommés sous une forme complète ou semi complète. Il est important de rééquilibrer leur proportion. Souvenez-vous qu’ils sont un accompagnement, la portion la plus quantitative de l’assiette étant constituée de légumes crus ou cuits.

Manger sainement mais à votre faim

Ne réduisez pas le nombre de calories pour ne pas perturber votre métabolisme.

3) Quelques règles de vie à associer

L’alimentation ne représente que 40 % de l’influence sur l’augmentation du taux d’insuline. Elle n’est donc responsable qu’à 40 % de la prise de poids. Ainsi, les 60 % restants sont dus aux autres conditions de vie.

En les négligeant, on ne peut obtenir de résultat durable.

Je vous invite donc à :

– Bouger, sortir pour faire circuler la lymphe, faire fonctionner le système respiratoire et se vider la tête.

– Avoir une bonne hydratation.

– Gérer votre stress (il augmente le taux de cortisol qui entraîne une insulino-résistance).

– Choyez votre sommeil. Le manque de sommeil augmente le taux de cortisol (cf l’article sur le repos).

Je souhaite que ces éclaircissements vous donnent la motivation de réformer durablement votre alimentation et votre rythme de vie. Les bénéfices vont bien au-delà de la perte de poids. C’est toute votre santé et votre bien-être qui en seront renforcés.

Je vous invite à partager vos remarques, vos questions, vos expériences en postant vos commentaires.

Prenez soin de vous

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Un commentaire

  • Archier

    Après avoir lu cet article, je me suis mise au jeune intermittent.
    Verdict : – 3kg en une semaine et un ventre beaucoup moins gonflé !
    J’arrive désormais à m’écouter, à ne manger que lorsque j’ai faim et à différencier la soif de la faim.
    Merci pour ces précieux conseils !

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