Ătre une maman TDAH avec un enfant qui l’est aussi, ce n’est pas un long fleuve tranquille. C’est mĂȘme, soyons honnĂȘtes, un dĂ©fi de chaque instant. Si notre cerveau est magique pour crĂ©er et s’enthousiasmer, quand la colĂšre dĂ©barque, c’est une tout autre histoire.

La métamorphose en Hulk (Version Féminine)
Quand la crise de colĂšre monte, j’ai l’impression de me transformer littĂ©ralement en Hulk. Je sens la veine de mon cou gonfler et, parfois, je vĂ©rifie presque si ma peau ne vire pas au vert tellement l’intensitĂ© est forte !
Je me demande d’ailleurs si le crĂ©ateur de Hulk ne s’est pas inspirĂ© des personnes qui « pĂštent un cĂąble » pour crĂ©er son personnage. Heureusement qu’il a choisi un homme pour le film, ça dĂ©culpabilise lĂ©gĂšrement l’ampleur des dĂ©gĂąts ! đ Ma montre connectĂ©e, elle, est Ă deux doigts d’exploser en voyant mon rythme cardiaque s’affoler. Dans mes plus grosses gueulantes, j’en ai carrĂ©ment mal Ă la gorge, comme si j’avais dĂ» grogner pour dĂ©fendre mon territoire.
Le duel des émotions
J’ai toujours Ă©levĂ© mes enfants dans l’Ă©coute et la patience, mais la rĂ©alitĂ© nous rattrape. Mon plus grand est encore plus « dans son monde » que moi au mĂȘme Ăąge. Il est d’une sensibilitĂ© extrĂȘme, mais quand il n’Ă©coute pas et qu’il dĂ©clenche ma propre colĂšre, il devient un expert pour tester mes limites. C’est un vĂ©ritable match de tennis oĂč les Ă©motions volent dans tous les sens.
La redescente : de la culpabilité à la connexion
Le plus dur, c’est la redescente. DĂšs que je reprends conscience, la culpabilitĂ© me tombe dessus. Mais c’est lĂ que je me souviens de l’enfant que j’Ă©tais : cette petite fille qui passait des heures Ă pleurer sans ĂȘtre comprise.
Ma solution pour apaiser l’orage :
DĂšs que je peux, je mets de cĂŽtĂ© les paroles. Je vais le voir, je m’assois Ă cĂŽtĂ© de lui en silence, et je lance une mĂ©ditation de dĂ©tente pour enfants sur mon tĂ©lĂ©phone. Je lui dis simplement qu’il peut venir contre moi s’il le veut.
On Ă©coute ces histoires ensemble, dans un silence de parole, et on laisse le stress s’Ă©vaporer. On ne reparle de « l’incident » que bien plus tard, quand nos deux cerveaux sont enfin revenus au calme.
Le mot de la fin
La vie n’est pas facile, mais nous devons protĂ©ger notre bien-ĂȘtre. L’important est de ne jamais trop s’Ă©loigner de nos valeurs et de ce qu’on veut transmettre : l’amour, malgrĂ© les tempĂȘtes.
Un petit mot du cĆur :
Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincĂ©ritĂ© et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins diffĂ©rents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vĂ©cus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mĂȘmes, et gardons en tĂȘte que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.
Vlys

