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  • 🌙 Sommeil et TDAH : Bienvenue en enfer (ou le grand n’importe quoi de mes nuits)

    Pour faire simple, le sommeil chez une maman TDAH, c’est un peu comme quand tu as une envie folle de prĂ©parer un super dessert, mais que tu te rends compte qu’il te manque la moitiĂ© des ingrĂ©dients. Tu files au magasin sans liste, tu oublies encore un truc, et tu finis par te dire que tu n’arriveras jamais Ă  le faire, ce fichu dessert.

    Parlons un peu du sommeil. Ou plutĂŽt, de ce fameux sommeil qui nous fait vivre un enfer.

    Notre sommeil, c’est exactement ça : une mission impossible.

    1. La procrastination du coucher (Le mode « tùches aléatoires »)
    Le cerveau TDAH est un expert mondial pour procrastiner l’heure d’aller au lit.

    Tu connais ce moment ?
    Tu scrolles sur ton téléphone sans fin.
    Tu te mets soudainement à réorganiser une piÚce entiÚre parce que tu as repéré un détail à ranger.
    Tu inventes n’importe quelle tĂąche alĂ©atoire pour Ă©viter d’aller te coucher.

    Et le pire, c’est qu’on ne peut pas juste avoir une routine fixe. Faire la mĂȘme chose tous les soirs pour s’endormir ? Impossible. Notre cerveau trouve toujours des parades pour casser le rythme.

    Trouver les « bonnes conditions », c’est un combat quotidien :
    Un soir, il te faut 3 coussins pour ĂȘtre bien… et le lendemain, tu n’en veux plus aucun.
    Une semaine, tu as absolument besoin d’un fond sonore… et la semaine d’aprĂšs, il te faut un silence complet sous peine de pĂ©ter un cĂąble.

    Trouver la bonne formule au bon moment ? Un vrai casse-tĂȘte. AĂŻe aĂŻe aĂŻe…

    2. Le regain d’Ă©nergies en pleine nuit (Et ma technique du pantin)
    Et puis, il y a ce grand classique : le regain d’Ă©nergie en plein milieu de la nuit. Tu te rĂ©veilles d’un coup, fraĂźche comme si c’Ă©tait le matin, et ton cerveau se rallume Ă  2000 %.

    Mon anecdote d’il y a quelques jours :
    Je me suis rĂ©veillĂ©e avec la tĂȘte bien trop Ă©veillĂ©e pour espĂ©rer me rendormir. Je me suis dit : « Allez, je vais aux toilettes, ça va me dĂ©tendre et je vais me recoucher. » ArrivĂ©e dans la salle de bain, mon corps Ă©tait extĂ©nuĂ©, mais je sentais que mon cerveau disait non.

    N’ayant pas envie de lancer une grande activitĂ© Ă  3h du matin, j’ai tentĂ© une technique dĂ©sespĂ©rĂ©e : j’ai commencĂ© Ă  bouger mes bras et mes jambes dans tous les sens, n’importe comment, pour essayer de me fatiguer. Je ressemblais Ă  un pantin ridicule au milieu de la salle de bain ! Spoiler : je suis retournĂ©e me coucher et j’ai quand mĂȘme mis un temps fou Ă  me rendormir…

    Quand le sommeil n’est pas lĂ , le cerveau se transforme en mode « random ». Il se met Ă  te raconter absolument tout ce qui lui passe par la tĂȘte : des souvenirs d’il y a 10 ans, des trucs d’il y a 20 ans… Il te rappelle tout un tas d’anecdotes dont tu n’as rien Ă  faire lĂ , maintenant. Et crois-moi, dans ces moments-lĂ , mĂȘme les exercices de respiration pour se dĂ©stresser ne fonctionnent pas.

    3. Les médicaments face au grand changement
    En ce moment, je traverse une pĂ©riode de ma vie oĂč tout change, sans que je l’aie vraiment dĂ©cidĂ©. Alors je laisse faire, j’attends, mais cela perturbe Ă©normĂ©ment mes pensĂ©es. Ça engendre des angoisses, du stress, et avec mon cerveau neuroatypique, c’est la double peine : mĂȘme les mĂ©dicaments pour dormir perdent leur efficacitĂ©. Je prends des cachets pour essayer de mieux dormir parce que mon sommeil est trop perturbĂ©, mais mon cerveau trouve toujours le moyen de lutter.

    Le pire, c’est que je me souviens avoir eu des pĂ©riodes de ma vie avec un vrai sommeil de plomb. Parfois, je me demande : Est-ce que mon cerveau a fabriquĂ© ce souvenir et que je n’ai jamais super bien dormi ? Ou est-ce que j’ai vraiment eu ce sommeil incroyable et que ce ne sont que des phases ?

    4. Quand le stress s’en mĂȘle : notre nuit Ă©trange (Moi et mon fils TDAH)

    En ce moment, je traverse une pĂ©riode de ma vie oĂč tout change, sans que je l’aie vraiment dĂ©cidĂ©. On dĂ©mĂ©nage, ça perturbe mes pensĂ©es, ça engendre des angoisses et du stress. C’est ainsi : je prends des cachets pour arriver Ă  mieux dormir car mon sommeil est vraiment trop perturbĂ©. Mais avec mon cerveau neuroatypique, c’est la double peine : en ce moment, mĂȘme les mĂ©dicaments ne sont pas efficaces. Mon cerveau trouve toujours le moyen de lutter et de tourner Ă  1000 Ă  l’heure.

    Le pire dans tout ça, c’est que j’ai vraiment eu des pĂ©riodes dans ma vie oĂč j’avais un espĂšce de sommeil de plomb. Parfois je me demande : est-ce que c’est mon cerveau qui a fabriquĂ© ce souvenir et que je n’ai jamais eu un super bon sommeil, ou est-ce que j’ai dĂ©jĂ  eu ce trĂšs bon sommeil et que c’est juste des pĂ©riodes, des moments ?

    Et le pire, c’est que ce chaos ne touche pas que moi. Mon fils de 8 ans, qui a aussi un TDAH, vit une pĂ©riode super compliquĂ©e. Entre la fin de l’annĂ©e scolaire, le dĂ©mĂ©nagement qui approche, et sa piĂšce de théùtre aujourd’hui (il a trĂšs peu de texte mais ça le stresse Ă©normĂ©ment)… son petit cerveau est en surchauffe.

    Cette nuit, on a vĂ©cu un truc complĂštement fou qui montre bien qu’on a la mĂȘme façon de fonctionner :

    L’histoire du rĂȘve partagĂ©… et du mystĂšre de la moquette :
    Je dormais plutĂŽt bien cette nuit, et j’ai fait un rĂȘve super prĂ©cis. J’ai rĂȘvĂ© que j’entendais mes deux enfants se lever et descendre en bas. Dans mon rĂȘve, j’allais les voir et je les fĂąchais parce que ce n’Ă©tait pas l’heure de se lever. C’Ă©tait tellement rĂ©el !

    En me levant pour de vrai ce matin, je vais dans leur chambre et je remarque une trace d’eau au sol, sur la moquette. Je touche, c’est mouillĂ©. Je leur demande : « Vous avez bu ? C’est quoi ? ». Ils me disent qu’ils ne savent pas. Je leur demande alors s’ils se sont levĂ©s cette nuit, et je leur raconte mon rĂȘve en leur disant que j’avais vraiment eu l’impression de les entendre descendre, au point que je ne savais mĂȘme plus si c’Ă©tait vrai ou si j’avais rĂȘvĂ©. Ils me jurent que non, que ça ne s’est pas passĂ©.

    Et lĂ , rebondissement : mon fils ramasse son pantalon qui Ă©tait posĂ© pile Ă  l’endroit de la tĂąche et me dit : « Maman, pourquoi mon pantalon est mouillĂ© ? ». Je lui dis « C’est pas grave, va en chercher un autre ». Mais en attrapant le tissu… ça sentait le pipi.
    Quand je lui ai dit, il m’a regardĂ©e et m’a dit : « Ah ! J’ai fait un rĂȘve oĂč je me rappelle que je devais faire pipi, je n’y arrivais pas, et finalement j’ai eu la sensation de faire pipi et en mĂȘme temps je n’y arrivais pas… et pourtant j’ai vraiment eu l’impression de faire pipi en vrai ! ».

    En y rĂ©flĂ©chissant bien, ce genre de rĂȘve tellement fort qu’au rĂ©veil tu ne sais plus distinguer le vrai du faux, ça m’arrive tout le temps Ă  moi aussi (comme mon rĂȘve de les avoir entendus descendre cette nuit !).

    C’est lĂ  que je me rends compte que, petit ou grand, vivre avec un cerveau neurodivergent, c’est vraiment une aventure spĂ©ciale. Le stress de sa piĂšce de théùtre et du dĂ©mĂ©nagement est ressorti pendant son sommeil, pile au moment oĂč mon propre cerveau me jouait des tours avec la rĂ©alitĂ©.

    Le mot de la fin (Et la flemme TDAH)
    Le cĂŽtĂ© le plus drĂŽle dans tout ça, c’est que je me dis parfois : « Il faudrait que je fasse un tableau pour noter les pĂ©riodes de l’annĂ©e oĂč je dors le mieux, si j’ai fait de la mĂ©ditation, s’il y avait du bruit ou du silence… » Mais bon, on se connaĂźt… Rien que de penser Ă  crĂ©er ce tableau, je transforme ça en une tĂąche laborieuse et j’abandonne avant d’avoir commencĂ© ! 😅😅😅

    Un petit mot du cƓur :

    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincĂ©ritĂ© et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins diffĂ©rents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vĂ©cus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mĂȘmes, et gardons en tĂȘte que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

  • Le Manuel (survie) de la Maman TDAH : Les 10 Commandements du Masque

    On connaĂźt toutes ce sentiment. Ce stress que les autres nous procurent sans mĂȘme le savoir. Ce masque ridicule qu’on plaque sur notre visage pour faire bonne mine, alors qu’à l’intĂ©rieur, Hulk (encore lui !) gratte Ă  la porte pour sortir. Garder le contrĂŽle quand tout le monde rĂ©clame un morceau de notre cerveau, c’est un sport de haut niveau.

    Entre les « Maman, on mange quoi ? », les « Jordy m’a tapé » et les questions existentielles sur les chaises bancale Ă  8 ans, rester logique et censĂ©e relĂšve du miracle.

    Voici les « Commandements » de Maman TDAH :

    1 Malade, tu ne seras jamais (ou presque) : Tu n’auras pas le droit d’avoir tes propres douleurs, mais tu devras soigner chaque petit bobo, mĂȘme ceux qui sont totalement invisibles Ă  l’Ɠil nu.


    2 Le calme, tu garderas : Tu devras rester sereine face Ă  ton compagnon, mĂȘme si tu as dĂ» lui rĂ©pĂ©ter la mĂȘme information 20 fois (minimum).


    3 Le masque, tu porteras : Tu devras faire comme si de rien n’Ă©tait face aux gens extĂ©rieurs, tout en sachant que tu paieras ce « jeu d’actrice » par des heures d’Ă©puisement total pour revenir Ă  toi.


    4 La patience, tu cultiveras : Tu devras rester zen devant les Ă©tourderies de tes enfants TDAH, mĂȘme si ton fils lĂšve sa cuillĂšre de yaourt six fois vers sa bouche avant de finir par la renverser sur le tapis…


    5 Ta colĂšre, tu cacheras : Tu devras gĂ©rer l’envie de fuir face Ă  la demande constante, tout en restant la tour de contrĂŽle de la maison.


    6 L’oubli, tu pardonneras : Tu devras accepter d’entendre « Mais maman, j’avais oubliĂ© ! » pour la dixiĂšme fois de la matinĂ©e, alors que ton propre cerveau est dĂ©jĂ  en surchauffe.

    7 Tes propres besoins, tu oublieras : Tu devras te rendre compte, Ă  16h, que tu n’as pas encore bu ton cafĂ© du matin ou que tu as oubliĂ© de passer aux toilettes parce qu’une urgence de « chaussette perdue » ou un conflit mondial dans le salon a pris toute la place.

    8 Les bruits, tu subiras : Tu devras rester stoĂŻque face au bruit incessant du jouet qui bipe, de la tĂ©lĂ© trop forte ou des cris de joie (ou de dispute), mĂȘme quand ton cerveau sature et que tu as juste envie de silence absolu.

    9 Le regard des autres, tu affronteras : Tu devras garder la tĂȘte haute au supermarchĂ© ou Ă  la sortie de l’Ă©cole quand ton enfant dĂ©cide de faire un « match de tennis Ă©motionnel » en public, alors que tu as juste envie de disparaĂźtre sous terre.

    10 L’imprĂ©vu, tu gĂ©reras (avec un sourire crispĂ©) : Tu devras changer tous tes plans en 2 secondes parce qu’un rendez-vous a Ă©tĂ© oubliĂ© ou qu’une bouteille d’eau a explosĂ© dans le sac d’Ă©cole, tout en essayant de ne pas exploser toi-mĂȘme.

    La réalité derriÚre le masque


    La vĂ©ritĂ©, c’est que ce stress est invisible pour les autres. Porter ce masque est un enfer qui nous demande une Ă©nergie que nous n’avons pas toujours. Mais n’oublie pas : derriĂšre la maman qui « subit » le retour de bĂąton le soir dans son lit, il y a une femme incroyablement forte qui jongle avec des balles enflammĂ©es chaque jour.

    Ma petite astuce pour « faire tomber le masque »

    AprÚs une journée à porter le masque, mon cerveau est en surchauffe. Mon astuce ultime pour redescendre ? La CHALEUR.
    Pour un premier test, je te conseille ces masques vapeur. C’est simple, rapide et radical :


    Sensation CHAUD : Une chaleur douce qui « force » tes yeux et ton cerveau Ă  se dĂ©tendre. Le CHAUD, c’est ma bulle de sĂ©curitĂ©.


    Zéro parfum : Aucune odeur pour ne pas saturer tes sens déjà épuisés.


    Zéro effort : Tu ouvres, ça chauffe, tu kiffes. Rien à préparer !


    C’est parfait pour tester si la CHALEUR t’aide Ă  apaiser ton chaos intĂ©rieur. J’en proposerai d’autres plus tard, mais celui-ci fait le job sans prise de tĂȘte.


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    (Lien sĂ©curisĂ© — testĂ© et validĂ© pour nos moments de pause !)

    Un petit mot du cƓur :


    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincĂ©ritĂ© et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins diffĂ©rents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vĂ©cus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mĂȘmes, et gardons en tĂȘte que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

  • Maman TDAH vs Enfant TDAH : Le match de tennis Ă©motionnel đŸŽŸ

    Être une maman TDAH avec un enfant qui l’est aussi, ce n’est pas un long fleuve tranquille. C’est mĂȘme, soyons honnĂȘtes, un dĂ©fi de chaque instant. Si notre cerveau est magique pour crĂ©er et s’enthousiasmer, quand la colĂšre dĂ©barque, c’est une tout autre histoire.

    La métamorphose en Hulk (Version Féminine)

    Quand la crise de colĂšre monte, j’ai l’impression de me transformer littĂ©ralement en Hulk. Je sens la veine de mon cou gonfler et, parfois, je vĂ©rifie presque si ma peau ne vire pas au vert tellement l’intensitĂ© est forte !

    Je me demande d’ailleurs si le crĂ©ateur de Hulk ne s’est pas inspirĂ© des personnes qui « pĂštent un cĂąble » pour crĂ©er son personnage. Heureusement qu’il a choisi un homme pour le film, ça dĂ©culpabilise lĂ©gĂšrement l’ampleur des dĂ©gĂąts ! 😂 Ma montre connectĂ©e, elle, est Ă  deux doigts d’exploser en voyant mon rythme cardiaque s’affoler. Dans mes plus grosses gueulantes, j’en ai carrĂ©ment mal Ă  la gorge, comme si j’avais dĂ» grogner pour dĂ©fendre mon territoire.

    Le duel des émotions

    J’ai toujours Ă©levĂ© mes enfants dans l’Ă©coute et la patience, mais la rĂ©alitĂ© nous rattrape. Mon plus grand est encore plus « dans son monde » que moi au mĂȘme Ăąge. Il est d’une sensibilitĂ© extrĂȘme, mais quand il n’Ă©coute pas et qu’il dĂ©clenche ma propre colĂšre, il devient un expert pour tester mes limites. C’est un vĂ©ritable match de tennis oĂč les Ă©motions volent dans tous les sens.

    La redescente : de la culpabilité à la connexion

    Le plus dur, c’est la redescente. DĂšs que je reprends conscience, la culpabilitĂ© me tombe dessus. Mais c’est lĂ  que je me souviens de l’enfant que j’Ă©tais : cette petite fille qui passait des heures Ă  pleurer sans ĂȘtre comprise.

    Ma solution pour apaiser l’orage :

    DĂšs que je peux, je mets de cĂŽtĂ© les paroles. Je vais le voir, je m’assois Ă  cĂŽtĂ© de lui en silence, et je lance une mĂ©ditation de dĂ©tente pour enfants sur mon tĂ©lĂ©phone. Je lui dis simplement qu’il peut venir contre moi s’il le veut.
    On Ă©coute ces histoires ensemble, dans un silence de parole, et on laisse le stress s’Ă©vaporer. On ne reparle de « l’incident » que bien plus tard, quand nos deux cerveaux sont enfin revenus au calme.

    Le mot de la fin

    La vie n’est pas facile, mais nous devons protĂ©ger notre bien-ĂȘtre. L’important est de ne jamais trop s’Ă©loigner de nos valeurs et de ce qu’on veut transmettre : l’amour, malgrĂ© les tempĂȘtes.

    Un petit mot du cƓur :

    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincĂ©ritĂ© et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins diffĂ©rents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vĂ©cus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mĂȘmes, et gardons en tĂȘte que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

    Vlys

  • Épisode TDAH : La mission « Toutou » (ou l’enfer du petit sac plastique)

    Avoir un chien, c’est merveilleux. C’est de l’amour pur, des cĂąlins et une prĂ©sence incroyable. Mais soyons honnĂȘtes : les jours de « down », quand il faut sortir le toutou, ça peut vite devenir un enfer sensoriel et social.


    Le dilemme de la sortie
    DĂ©jĂ , il faut s’habiller « correctement ». Pour un cerveau TDAH en mode Ă©conomie d’Ă©nergie, c’est dĂ©jĂ  une montagne. Mais le pire, ce sont les scĂ©narios qui nous attendent dehors :

    ScĂ©nario 1 : La mĂ©tĂ©o s’acharne. Il pleut. Tu sais que tu vas ĂȘtre trempĂ©e, que l’air froid va piquer ta peau… Cette simple sensation te blase au plus haut point avant mĂȘme d’avoir passĂ© la porte.

    ScĂ©nario 2 : Le voisin papoteur. Tu croises ce voisin qui veut absolument discuter. Toi, ton plan, c’était juste de sortir le chien en mode « fantĂŽme ». Tu sais que tu vas devoir simuler une conversation normale, et qu’une fois rentrĂ©e, tu vas mettre des heures Ă  digĂ©rer ce moment social qui n’était pas prĂ©vu au programme.


    Le moment fatidique (Âmes sensibles, bonjour !)
    Mais attendez, le pire arrive. Peu importe le scénario, le moment crucial finit par arriver : votre cher compagnon vous laisse son « précieux cadeau ».
    Il faut rĂ©agir et l’emballer tel un joli prĂ©sent. Suis-je la seule Ă  dĂ©tester ce moment ? Entre la laisse qui s’emmĂȘle, le chien qui veut venir renifler ce que tu es en train de ramasser, et surtout… cette sensation de chaleur Ă  travers le sac en plastique. On est loin de la texture rigolote d’une balle de slime. Ce mĂ©lange de chaleur et de plastique, c’est une agression sensorielle pure et simple ! Imaginez le combo : il pleut, le voisin vous regarde, et vous ĂȘtes lĂ , en train de gĂ©rer la « chaleur du cadeau » dans un sac mouillĂ©. 😅


    Les experts de l’esquive
    Quand je me balade, je repĂšre vite ceux qui ignorent les trophĂ©es laissĂ©s par leurs chiens. On peut voir leur « niveau d’expertise » dans l’art de regarder ailleurs ! Bon, ça me met aussi un peu en rage : devoir Ă©viter des « bombes collantes » sur le trottoir, ce n’est pas vraiment l’idĂ©e que je me fais d’une promenade sympa.


    Le retour Ă  la base : l’Ă©puisement interne
    Le problĂšme, c’est qu’une fois rentrĂ©e, ce qui semblait ĂȘtre une simple balade de 10 minutes se transforme en un vĂ©ritable Ă©puisement interne. Il faut parfois un temps fou pour s’en remettre.


    La solution ? Ce n’est sĂ»rement pas d’ignorer les gĂ©missements du 4 pattes pour Ă©viter la corvĂ©e, ni d’essayer d’entraĂźner son chien Ă  aller sur les toilettes comme les chats de TikTok (croyez-moi, mauvaise idĂ©e !).
    Il n’y a aucune solution miracle, mais sachez-le : si vous vivez ça, vous n’ĂȘtes pas seule. On est ensemble ! 😉😁

  • 3 mini-pauses pour recharger ton cerveau (SpĂ©cial TDAH & Stress)

    Le sentiment d’ĂȘtre submergĂ© n’est pas une fatalitĂ©. Quand on vit avec un TDAH ou un stress chronique, le cerveau finit par « surchauffer ». Voici trois techniques rapides, testĂ©es et approuvĂ©es, pour faire baisser la pression en moins de 5 minutes.

    1. La respiration « Box Breathing » (4-4-4)C’est la technique utilisĂ©e par les Navy SEALs pour rester calme. Elle permet de « rebooter » ton systĂšme nerveux :Inspire pendant 4 secondes.Bloque ton souffle pendant 4 secondes.Expire pendant 4 secondes.RĂ©pĂšte 3 fois. Cela coupe immĂ©diatement le signal de stress envoyĂ© Ă  ton cerveau.

    2. Le scan sensoriel « 5-4-3-2-1″Parfait pour stopper les pensĂ©es qui tournent en boucle. Nomme dans ta tĂȘte :5 choses que tu vois.4 choses que tu peux toucher.3 bruits que tu entends.2 odeurs que tu sens.1 chose que tu peux goĂ»ter.Cela force ton cerveau Ă  revenir dans le moment prĂ©sent (l’ancrage).

    3. La dĂ©connexion visuelle totaleNos Ă©crans nous Ă©puisent. Ferme les yeux et place tes paumes de mains lĂ©gĂšrement bombĂ©es dessus pendant 1 minute. Le noir total permet Ă  tes nerfs optiques de se reposer et Ă  ton cerveau de ralentir son traitement d’informations.

    Mon petit coup de pouce sĂ©rĂ©nitĂ© pour m’aider Ă  rester ancrĂ©e pendant ces moments de pause, pour accompagner ma pause, je me prĂ©pare souvent une infusion de lavande bio. C’est mon petit rituel pour signaler Ă  mon cerveau qu’il est temps de ralentir.

    Prends soin de toi, Vlys.