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  • Quand mon cerveau a appuyé sur « OFF »

    Je vais être honnête : je ne sais même pas par où commencer.
    Rien que d’écrire cet article, j’ai l’impression que mon cerveau ouvre 48 onglets en même temps… et qu’aucun ne veut se charger.


    Il m’est arrivé quelque chose de très difficile. Une situation que, heureusement, peu de personnes vivent. Et pourtant, aujourd’hui, j’avais besoin d’en parler. Pas pour raconter les détails de cette histoire, mais pour expliquer quelque chose dont on parle très peu : la façon dont un cerveau neurodivergent peut réagir face à un traumatisme.


    Parce qu’être neurodivergent, ce n’est pas seulement oublier où on a posé ses clés (spoiler : elles sont souvent dans le frigo… enfin, parfois). C’est aussi avoir une perception du danger qui fonctionne différemment.


    Je remarque très vite un danger immédiat. En revanche, un danger qui s’installe doucement, qui grandit petit à petit… mon cerveau, lui, ne le voit pas toujours. Il trouve des explications, des excuses, il minimise.
    Et c’est exactement ce qui m’est arrivé.


    Le 23 mai 2026, ma vie a basculé.
    Pendant plusieurs heures, je n’ai rien pu faire. Je devais me taire, ne pas réagir, ne pas répondre, ne pas alimenter la situation. Trois heures à avaler ma colère, ma peur, mon envie de partir, mon envie de répondre… tout.
    Mon cerveau n’a pas choisi la fuite. Il n’a pas choisi le combat.
    Il a simplement… débranché.
    Les fans de Vampire Diaries comprendront peut-être la comparaison : vous vous souvenez quand Elena éteint complètement ses émotions ? Eh bien, il semblerait que notre cerveau puisse faire la même chose… sans bouton ON/OFF et sans les vampires.


    Lorsque tout s’est terminé, un membre de sa famille est venu le chercher. Je me suis retrouvée seule avec mes enfants dans la maison.
    Je leur ai souri.
    Je leur ai dit que j’allais préparer quelques affaires.
    Puis je suis montée à l’étage.
    Je me suis installée devant la fenêtre, les yeux fixés sur l’entrée de la maison.
    J’étais glacée.
    Je tremblais.
    J’avais peur qu’il revienne.
    Mais le plus étrange… c’est que je ne savais même pas ce que je ressentais.
    Je me disais : « Je devrais peut-être pleurer. »
    Mais rien.
    Puis : « Je devrais sûrement être en colère. »
    Toujours rien.
    Je savais uniquement que quelque chose n’allait pas.
    Avec le recul d’un mois, je peux mettre des mots dessus. Sur le moment, c’était impossible. Je ne comprenais même pas mes propres émotions.

    Deux jours plus tard, mon cerveau a décidé de tout me rendre… avec les intérêts.

    Chaque émotion est arrivée séparément, mais en version XXL.

    Une heure de colère.

    Quelques minutes de tristesse.

    Des vagues de peur.

    Puis de la culpabilité.

    Puis de nouveau du vide.

    Une véritable tempête émotionnelle.

    Le plus impressionnant, c’est que tout se passait à l’intérieur.

    À l’extérieur, je gardais mon masque. Je souriais, je faisais ce qu’il fallait faire, personne ne pouvait imaginer ce qui se passait dans ma tête.

    À l’intérieur, en revanche, j’étais complètement détruite.

    Une question revenait sans cesse autour de moi :

    « Pourquoi tu n’es pas partie avant ? »

    Ou encore :

    « Pourquoi tu n’as rien dit ? »

    Et c’est probablement la question qui fait le plus mal lorsqu’on sort d’une relation toxique.

    Parce que non… je ne voyais pas le danger.

    Je trouvais toujours une explication.

    Toujours une excuse.

    Toujours une raison de penser que ce n’était « pas si grave ».

    Ce n’est qu’en parlant avec d’autres personnes, lorsqu’elles m’ont expliqué certaines situations comme si elles les vivaient elles-mêmes, que j’ai commencé à comprendre que ce que je vivais n’était pas normal.

    Le problème, c’est que les dangers lointains ne ressemblent pas à des dangers dans mon cerveau.

    Je vais vous donner un exemple.

    Si une personne souriante me pose beaucoup de questions, la majorité des gens se diront peut-être :

    « Tiens… c’est étrange. »

    Moi ?

    Je vais simplement penser qu’elle s’intéresse à moi.

    En revanche, si un énorme orage approche et que la foudre tombe juste à côté… là, mon cerveau est en alerte maximale. Je reste réveillée, je surveille, je me prépare parce que le danger est concret, immédiat et visible.

    Mon cerveau fonctionne comme ça.

    Et ce n’est ni une qualité, ni un défaut.

    C’est juste… lui.

    Pour réussir à remonter la pente, j’ai essayé beaucoup de choses.

    J’ai médité.

    J’ai énormément parlé.

    Parfois à des proches.

    Mais surtout… à moi-même.

    J’ai écrit des notes sur mon téléphone.

    J’ai parlé seule.

    Oui, ça peut paraître un peu étrange vu de l’extérieur… mais franchement, mon téléphone est devenu un excellent psy. Il ne me coupe jamais la parole, ne me juge pas et ne me demande pas pourquoi je n’ai pas réagi plus tôt.

    Parce que c’est justement ça qui est difficile.

    Quand on se confie, beaucoup de personnes veulent aider. Elles donnent des conseils, posent des questions, cherchent une solution.

    Elles le font souvent avec de bonnes intentions.

    Mais parfois, on n’a pas besoin de solutions.

    On a juste besoin d’être entendu.

    Entendre :

    « Pourquoi tu n’es pas partie avant ? »

    peut être vécu comme un jugement, même si ce n’en est pas un.

    Personne n’était à notre place.

    Personne ne vivait dans notre tête.

    Personne ne ressentait ce que nous ressentions.

    Alors si vous connaissez quelqu’un qui traverse une période difficile, essayez parfois de ne rien résoudre.

    Écoutez.

    Laissez la personne vider son sac.

    Et si vous êtes cette personne…

    N’attendez pas que tout explose.

    Écrivez.

    Parlez.

    Même si c’est à votre téléphone.

    Même si c’est à voix haute dans votre voiture.

    Même si c’est dans un carnet qui ne sera jamais lu.

    Les émotions ont besoin de sortir quelque part.

    Aujourd’hui, je ne suis pas complètement réparée.

    Mais je comprends un peu mieux comment fonctionne mon cerveau.

    Et finalement, c’est peut-être la première étape pour avancer.

    Si cet article permet à une seule personne de se reconnaître, ou à une autre de mieux comprendre un proche… alors il aura déjà servi à quelque chose.


    Avec le recul d’un mois, je peux mettre des mots dessus. Sur le moment, c’était impossible. Je ne comprenais même pas mes propres émotions.
    Deux jours plus tard, mon cerveau a décidé de tout me rendre… avec les intérêts.
    Chaque émotion est arrivée séparément, mais en version XXL.
    Une heure de colère.
    Quelques minutes de tristesse.
    Des vagues de peur.
    Puis de la culpabilité.
    Puis de nouveau du vide.
    Une véritable tempête émotionnelle.
    Le plus impressionnant, c’est que tout se passait à l’intérieur.
    À l’extérieur, je gardais mon masque. Je souriais, je faisais ce qu’il fallait faire, personne ne pouvait imaginer ce qui se passait dans ma tête.
    À l’intérieur, en revanche, j’étais complètement détruite.


    Une question revenait sans cesse autour de moi :
    « Pourquoi tu n’es pas partie avant ? »
    Ou encore :
    « Pourquoi tu n’as rien dit ? »
    Et c’est probablement la question qui fait le plus mal lorsqu’on sort d’une relation toxique.
    Parce que non… je ne voyais pas le danger.
    Je trouvais toujours une explication.
    Toujours une excuse.
    Toujours une raison de penser que ce n’était « pas si grave ».
    Ce n’est qu’en parlant avec d’autres personnes, lorsqu’elles m’ont expliqué certaines situations comme si elles les vivaient elles-mêmes, que j’ai commencé à comprendre que ce que je vivais n’était pas normal.


    Le problème, c’est que les dangers lointains ne ressemblent pas à des dangers dans mon cerveau.
    Je vais vous donner un exemple.
    Si une personne souriante me pose beaucoup de questions, la majorité des gens se diront peut-être :
    « Tiens… c’est étrange. »
    Moi ?
    Je vais simplement penser qu’elle s’intéresse à moi.
    En revanche, si un énorme orage approche et que la foudre tombe juste à côté… là, mon cerveau est en alerte maximale. Je reste réveillée, je surveille, je me prépare parce que le danger est concret, immédiat et visible.
    Mon cerveau fonctionne comme ça.
    Et ce n’est ni une qualité, ni un défaut.
    C’est juste… lui.


    Pour réussir à remonter la pente, j’ai essayé beaucoup de choses.
    J’ai médité.
    J’ai énormément parlé.
    Parfois à des proches.
    Mais surtout… à moi-même.
    J’ai écrit des notes sur mon téléphone.
    J’ai parlé seule.
    Oui, ça peut paraître un peu étrange vu de l’extérieur… mais franchement, mon téléphone est devenu un excellent psy. Il ne me coupe jamais la parole, ne me juge pas et ne me demande pas pourquoi je n’ai pas réagi plus tôt.
    Parce que c’est justement ça qui est difficile.
    Quand on se confie, beaucoup de personnes veulent aider. Elles donnent des conseils, posent des questions, cherchent une solution.
    Elles le font souvent avec de bonnes intentions.
    Mais parfois, on n’a pas besoin de solutions.
    On a juste besoin d’être entendu.
    Entendre :
    « Pourquoi tu n’es pas partie avant ? »
    peut être vécu comme un jugement, même si ce n’en est pas un.
    Personne n’était à notre place.
    Personne ne vivait dans notre tête.
    Personne ne ressentait ce que nous ressentions.

    Pendant plusieurs mois, ce qui m’a aidée, c’est de relativiser. Je me répétais que tout finirait par s’arrêter, même quand j’avais du mal à y croire.

    Et surtout, j’en parlais beaucoup. À voix haute, à moi-même, dans mon téléphone, ou parfois à des proches. Mettre des mots dessus m’a permis de ne pas tout garder enfermé dans ma tête.
    Alors si vous connaissez quelqu’un qui traverse une période difficile, essayez parfois de ne rien résoudre.
    Écoutez.
    Laissez la personne vider son sac.


    Et si vous êtes cette personne…
    N’attendez pas que tout explose.
    Écrivez.
    Parlez.
    Même si c’est à votre téléphone.
    Même si c’est à voix haute dans votre voiture.
    Même si c’est dans un carnet qui ne sera jamais lu.
    Les émotions ont besoin de sortir quelque part.
    Aujourd’hui, je ne suis pas complètement réparée.
    Mais je comprends un peu mieux comment fonctionne mon cerveau.
    Et finalement, c’est peut-être la première étape pour avancer.
    Si cet article permet à une seule personne de se reconnaître, ou à une autre de mieux comprendre un proche… alors il aura déjà servi à quelque chose.

    Ce texte est simplement un partage personnel, écrit avec sincérité et sans autre intention que celle d’exprimer ce que j’ai vécu. Je ne cherche ni débat, ni tension, ni jugement, seulement de la compréhension et un peu de bienveillance. Si vous le lisez, prenez-le comme un témoignage, rien de plus, et si possible avec douceur.

  • 🌙 Sommeil et TDAH : Bienvenue en enfer (ou le grand n’importe quoi de mes nuits)

    Pour faire simple, le sommeil chez une maman TDAH, c’est un peu comme quand tu as une envie folle de préparer un super dessert, mais que tu te rends compte qu’il te manque la moitié des ingrédients. Tu files au magasin sans liste, tu oublies encore un truc, et tu finis par te dire que tu n’arriveras jamais à le faire, ce fichu dessert.

    Parlons un peu du sommeil. Ou plutôt, de ce fameux sommeil qui nous fait vivre un enfer.

    Notre sommeil, c’est exactement ça : une mission impossible.

    1. La procrastination du coucher (Le mode « tâches aléatoires »)
    Le cerveau TDAH est un expert mondial pour procrastiner l’heure d’aller au lit.

    Tu connais ce moment ?
    Tu scrolles sur ton téléphone sans fin.
    Tu te mets soudainement à réorganiser une pièce entière parce que tu as repéré un détail à ranger.
    Tu inventes n’importe quelle tâche aléatoire pour éviter d’aller te coucher.

    Et le pire, c’est qu’on ne peut pas juste avoir une routine fixe. Faire la même chose tous les soirs pour s’endormir ? Impossible. Notre cerveau trouve toujours des parades pour casser le rythme.

    Trouver les « bonnes conditions », c’est un combat quotidien :
    Un soir, il te faut 3 coussins pour être bien… et le lendemain, tu n’en veux plus aucun.
    Une semaine, tu as absolument besoin d’un fond sonore… et la semaine d’après, il te faut un silence complet sous peine de péter un câble.

    Trouver la bonne formule au bon moment ? Un vrai casse-tête. Aïe aïe aïe…

    2. Le regain d’énergies en pleine nuit (Et ma technique du pantin)
    Et puis, il y a ce grand classique : le regain d’énergie en plein milieu de la nuit. Tu te réveilles d’un coup, fraîche comme si c’était le matin, et ton cerveau se rallume à 2000 %.

    Mon anecdote d’il y a quelques jours :
    Je me suis réveillée avec la tête bien trop éveillée pour espérer me rendormir. Je me suis dit : « Allez, je vais aux toilettes, ça va me détendre et je vais me recoucher. » Arrivée dans la salle de bain, mon corps était exténué, mais je sentais que mon cerveau disait non.

    N’ayant pas envie de lancer une grande activité à 3h du matin, j’ai tenté une technique désespérée : j’ai commencé à bouger mes bras et mes jambes dans tous les sens, n’importe comment, pour essayer de me fatiguer. Je ressemblais à un pantin ridicule au milieu de la salle de bain ! Spoiler : je suis retournée me coucher et j’ai quand même mis un temps fou à me rendormir…

    Quand le sommeil n’est pas là, le cerveau se transforme en mode « random ». Il se met à te raconter absolument tout ce qui lui passe par la tête : des souvenirs d’il y a 10 ans, des trucs d’il y a 20 ans… Il te rappelle tout un tas d’anecdotes dont tu n’as rien à faire là, maintenant. Et crois-moi, dans ces moments-là, même les exercices de respiration pour se déstresser ne fonctionnent pas.

    3. Les médicaments face au grand changement
    En ce moment, je traverse une période de ma vie où tout change, sans que je l’aie vraiment décidé. Alors je laisse faire, j’attends, mais cela perturbe énormément mes pensées. Ça engendre des angoisses, du stress, et avec mon cerveau neuroatypique, c’est la double peine : même les médicaments pour dormir perdent leur efficacité. Je prends des cachets pour essayer de mieux dormir parce que mon sommeil est trop perturbé, mais mon cerveau trouve toujours le moyen de lutter.

    Le pire, c’est que je me souviens avoir eu des périodes de ma vie avec un vrai sommeil de plomb. Parfois, je me demande : Est-ce que mon cerveau a fabriqué ce souvenir et que je n’ai jamais super bien dormi ? Ou est-ce que j’ai vraiment eu ce sommeil incroyable et que ce ne sont que des phases ?

    4. Quand le stress s’en mêle : notre nuit étrange (Moi et mon fils TDAH)

    En ce moment, je traverse une période de ma vie où tout change, sans que je l’aie vraiment décidé. On déménage, ça perturbe mes pensées, ça engendre des angoisses et du stress. C’est ainsi : je prends des cachets pour arriver à mieux dormir car mon sommeil est vraiment trop perturbé. Mais avec mon cerveau neuroatypique, c’est la double peine : en ce moment, même les médicaments ne sont pas efficaces. Mon cerveau trouve toujours le moyen de lutter et de tourner à 1000 à l’heure.

    Le pire dans tout ça, c’est que j’ai vraiment eu des périodes dans ma vie où j’avais un espèce de sommeil de plomb. Parfois je me demande : est-ce que c’est mon cerveau qui a fabriqué ce souvenir et que je n’ai jamais eu un super bon sommeil, ou est-ce que j’ai déjà eu ce très bon sommeil et que c’est juste des périodes, des moments ?

    Et le pire, c’est que ce chaos ne touche pas que moi. Mon fils de 8 ans, qui a aussi un TDAH, vit une période super compliquée. Entre la fin de l’année scolaire, le déménagement qui approche, et sa pièce de théâtre aujourd’hui (il a très peu de texte mais ça le stresse énormément)… son petit cerveau est en surchauffe.

    Cette nuit, on a vécu un truc complètement fou qui montre bien qu’on a la même façon de fonctionner :

    L’histoire du rêve partagé… et du mystère de la moquette :
    Je dormais plutôt bien cette nuit, et j’ai fait un rêve super précis. J’ai rêvé que j’entendais mes deux enfants se lever et descendre en bas. Dans mon rêve, j’allais les voir et je les fâchais parce que ce n’était pas l’heure de se lever. C’était tellement réel !

    En me levant pour de vrai ce matin, je vais dans leur chambre et je remarque une trace d’eau au sol, sur la moquette. Je touche, c’est mouillé. Je leur demande : « Vous avez bu ? C’est quoi ? ». Ils me disent qu’ils ne savent pas. Je leur demande alors s’ils se sont levés cette nuit, et je leur raconte mon rêve en leur disant que j’avais vraiment eu l’impression de les entendre descendre, au point que je ne savais même plus si c’était vrai ou si j’avais rêvé. Ils me jurent que non, que ça ne s’est pas passé.

    Et là, rebondissement : mon fils ramasse son pantalon qui était posé pile à l’endroit de la tâche et me dit : « Maman, pourquoi mon pantalon est mouillé ? ». Je lui dis « C’est pas grave, va en chercher un autre ». Mais en attrapant le tissu… ça sentait le pipi.
    Quand je lui ai dit, il m’a regardée et m’a dit : « Ah ! J’ai fait un rêve où je me rappelle que je devais faire pipi, je n’y arrivais pas, et finalement j’ai eu la sensation de faire pipi et en même temps je n’y arrivais pas… et pourtant j’ai vraiment eu l’impression de faire pipi en vrai ! ».

    En y réfléchissant bien, ce genre de rêve tellement fort qu’au réveil tu ne sais plus distinguer le vrai du faux, ça m’arrive tout le temps à moi aussi (comme mon rêve de les avoir entendus descendre cette nuit !).

    C’est là que je me rends compte que, petit ou grand, vivre avec un cerveau neurodivergent, c’est vraiment une aventure spéciale. Le stress de sa pièce de théâtre et du déménagement est ressorti pendant son sommeil, pile au moment où mon propre cerveau me jouait des tours avec la réalité.

    Le mot de la fin (Et la flemme TDAH)
    Le côté le plus drôle dans tout ça, c’est que je me dis parfois : « Il faudrait que je fasse un tableau pour noter les périodes de l’année où je dors le mieux, si j’ai fait de la méditation, s’il y avait du bruit ou du silence… » Mais bon, on se connaît… Rien que de penser à créer ce tableau, je transforme ça en une tâche laborieuse et j’abandonne avant d’avoir commencé ! 😅😅😅

    Un petit mot du cœur :

    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincérité et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins différents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vécus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mêmes, et gardons en tête que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

  • Le Manuel (survie) de la Maman TDAH : Les 10 Commandements du Masque

    On connaît toutes ce sentiment. Ce stress que les autres nous procurent sans même le savoir. Ce masque ridicule qu’on plaque sur notre visage pour faire bonne mine, alors qu’à l’intérieur, Hulk (encore lui !) gratte à la porte pour sortir. Garder le contrôle quand tout le monde réclame un morceau de notre cerveau, c’est un sport de haut niveau.

    Entre les « Maman, on mange quoi ? », les « Jordy m’a tapé » et les questions existentielles sur les chaises bancale à 8 ans, rester logique et censée relève du miracle.

    Voici les « Commandements » de Maman TDAH :

    1 Malade, tu ne seras jamais (ou presque) : Tu n’auras pas le droit d’avoir tes propres douleurs, mais tu devras soigner chaque petit bobo, même ceux qui sont totalement invisibles à l’œil nu.


    2 Le calme, tu garderas : Tu devras rester sereine face à ton compagnon, même si tu as dû lui répéter la même information 20 fois (minimum).


    3 Le masque, tu porteras : Tu devras faire comme si de rien n’était face aux gens extérieurs, tout en sachant que tu paieras ce « jeu d’actrice » par des heures d’épuisement total pour revenir à toi.


    4 La patience, tu cultiveras : Tu devras rester zen devant les étourderies de tes enfants TDAH, même si ton fils lève sa cuillère de yaourt six fois vers sa bouche avant de finir par la renverser sur le tapis…


    5 Ta colère, tu cacheras : Tu devras gérer l’envie de fuir face à la demande constante, tout en restant la tour de contrôle de la maison.


    6 L’oubli, tu pardonneras : Tu devras accepter d’entendre « Mais maman, j’avais oublié ! » pour la dixième fois de la matinée, alors que ton propre cerveau est déjà en surchauffe.

    7 Tes propres besoins, tu oublieras : Tu devras te rendre compte, à 16h, que tu n’as pas encore bu ton café du matin ou que tu as oublié de passer aux toilettes parce qu’une urgence de « chaussette perdue » ou un conflit mondial dans le salon a pris toute la place.

    8 Les bruits, tu subiras : Tu devras rester stoïque face au bruit incessant du jouet qui bipe, de la télé trop forte ou des cris de joie (ou de dispute), même quand ton cerveau sature et que tu as juste envie de silence absolu.

    9 Le regard des autres, tu affronteras : Tu devras garder la tête haute au supermarché ou à la sortie de l’école quand ton enfant décide de faire un « match de tennis émotionnel » en public, alors que tu as juste envie de disparaître sous terre.

    10 L’imprévu, tu géreras (avec un sourire crispé) : Tu devras changer tous tes plans en 2 secondes parce qu’un rendez-vous a été oublié ou qu’une bouteille d’eau a explosé dans le sac d’école, tout en essayant de ne pas exploser toi-même.

    La réalité derrière le masque


    La vérité, c’est que ce stress est invisible pour les autres. Porter ce masque est un enfer qui nous demande une énergie que nous n’avons pas toujours. Mais n’oublie pas : derrière la maman qui « subit » le retour de bâton le soir dans son lit, il y a une femme incroyablement forte qui jongle avec des balles enflammées chaque jour.

    Ma petite astuce pour « faire tomber le masque »

    Après une journée à porter le masque, mon cerveau est en surchauffe. Mon astuce ultime pour redescendre ? La CHALEUR.
    Pour un premier test, je te conseille ces masques vapeur. C’est simple, rapide et radical :


    Sensation CHAUD : Une chaleur douce qui « force » tes yeux et ton cerveau à se détendre. Le CHAUD, c’est ma bulle de sécurité.


    Zéro parfum : Aucune odeur pour ne pas saturer tes sens déjà épuisés.


    Zéro effort : Tu ouvres, ça chauffe, tu kiffes. Rien à préparer !


    C’est parfait pour tester si la CHALEUR t’aide à apaiser ton chaos intérieur. J’en proposerai d’autres plus tard, mais celui-ci fait le job sans prise de tête.


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    Un petit mot du cœur :


    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincérité et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins différents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vécus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mêmes, et gardons en tête que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

  • Maman TDAH vs Enfant TDAH : Le match de tennis émotionnel 🎾

    Être une maman TDAH avec un enfant qui l’est aussi, ce n’est pas un long fleuve tranquille. C’est même, soyons honnêtes, un défi de chaque instant. Si notre cerveau est magique pour créer et s’enthousiasmer, quand la colère débarque, c’est une tout autre histoire.

    La métamorphose en Hulk (Version Féminine)

    Quand la crise de colère monte, j’ai l’impression de me transformer littéralement en Hulk. Je sens la veine de mon cou gonfler et, parfois, je vérifie presque si ma peau ne vire pas au vert tellement l’intensité est forte !

    Je me demande d’ailleurs si le créateur de Hulk ne s’est pas inspiré des personnes qui « pètent un câble » pour créer son personnage. Heureusement qu’il a choisi un homme pour le film, ça déculpabilise légèrement l’ampleur des dégâts ! 😂 Ma montre connectée, elle, est à deux doigts d’exploser en voyant mon rythme cardiaque s’affoler. Dans mes plus grosses gueulantes, j’en ai carrément mal à la gorge, comme si j’avais dû grogner pour défendre mon territoire.

    Le duel des émotions

    J’ai toujours élevé mes enfants dans l’écoute et la patience, mais la réalité nous rattrape. Mon plus grand est encore plus « dans son monde » que moi au même âge. Il est d’une sensibilité extrême, mais quand il n’écoute pas et qu’il déclenche ma propre colère, il devient un expert pour tester mes limites. C’est un véritable match de tennis où les émotions volent dans tous les sens.

    La redescente : de la culpabilité à la connexion

    Le plus dur, c’est la redescente. Dès que je reprends conscience, la culpabilité me tombe dessus. Mais c’est là que je me souviens de l’enfant que j’étais : cette petite fille qui passait des heures à pleurer sans être comprise.

    Ma solution pour apaiser l’orage :

    Dès que je peux, je mets de côté les paroles. Je vais le voir, je m’assois à côté de lui en silence, et je lance une méditation de détente pour enfants sur mon téléphone. Je lui dis simplement qu’il peut venir contre moi s’il le veut.
    On écoute ces histoires ensemble, dans un silence de parole, et on laisse le stress s’évaporer. On ne reparle de « l’incident » que bien plus tard, quand nos deux cerveaux sont enfin revenus au calme.

    Le mot de la fin

    La vie n’est pas facile, mais nous devons protéger notre bien-être. L’important est de ne jamais trop s’éloigner de nos valeurs et de ce qu’on veut transmettre : l’amour, malgré les tempêtes.

    Un petit mot du cœur :

    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincérité et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins différents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vécus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mêmes, et gardons en tête que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

    Vlys

  • Épisode TDAH : La mission « Toutou » (ou l’enfer du petit sac plastique)

    Avoir un chien, c’est merveilleux. C’est de l’amour pur, des câlins et une présence incroyable. Mais soyons honnêtes : les jours de « down », quand il faut sortir le toutou, ça peut vite devenir un enfer sensoriel et social.


    Le dilemme de la sortie
    Déjà, il faut s’habiller « correctement ». Pour un cerveau TDAH en mode économie d’énergie, c’est déjà une montagne. Mais le pire, ce sont les scénarios qui nous attendent dehors :

    Scénario 1 : La météo s’acharne. Il pleut. Tu sais que tu vas être trempée, que l’air froid va piquer ta peau… Cette simple sensation te blase au plus haut point avant même d’avoir passé la porte.

    Scénario 2 : Le voisin papoteur. Tu croises ce voisin qui veut absolument discuter. Toi, ton plan, c’était juste de sortir le chien en mode « fantôme ». Tu sais que tu vas devoir simuler une conversation normale, et qu’une fois rentrée, tu vas mettre des heures à digérer ce moment social qui n’était pas prévu au programme.


    Le moment fatidique (Âmes sensibles, bonjour !)
    Mais attendez, le pire arrive. Peu importe le scénario, le moment crucial finit par arriver : votre cher compagnon vous laisse son « précieux cadeau ».
    Il faut réagir et l’emballer tel un joli présent. Suis-je la seule à détester ce moment ? Entre la laisse qui s’emmêle, le chien qui veut venir renifler ce que tu es en train de ramasser, et surtout… cette sensation de chaleur à travers le sac en plastique. On est loin de la texture rigolote d’une balle de slime. Ce mélange de chaleur et de plastique, c’est une agression sensorielle pure et simple ! Imaginez le combo : il pleut, le voisin vous regarde, et vous êtes là, en train de gérer la « chaleur du cadeau » dans un sac mouillé. 😅


    Les experts de l’esquive
    Quand je me balade, je repère vite ceux qui ignorent les trophées laissés par leurs chiens. On peut voir leur « niveau d’expertise » dans l’art de regarder ailleurs ! Bon, ça me met aussi un peu en rage : devoir éviter des « bombes collantes » sur le trottoir, ce n’est pas vraiment l’idée que je me fais d’une promenade sympa.


    Le retour à la base : l’épuisement interne
    Le problème, c’est qu’une fois rentrée, ce qui semblait être une simple balade de 10 minutes se transforme en un véritable épuisement interne. Il faut parfois un temps fou pour s’en remettre.


    La solution ? Ce n’est sûrement pas d’ignorer les gémissements du 4 pattes pour éviter la corvée, ni d’essayer d’entraîner son chien à aller sur les toilettes comme les chats de TikTok (croyez-moi, mauvaise idée !).
    Il n’y a aucune solution miracle, mais sachez-le : si vous vivez ça, vous n’êtes pas seule. On est ensemble ! 😉😁

  • 3 mini-pauses pour recharger ton cerveau (Spécial TDAH & Stress)

    Le sentiment d’être submergé n’est pas une fatalité. Quand on vit avec un TDAH ou un stress chronique, le cerveau finit par « surchauffer ». Voici trois techniques rapides, testées et approuvées, pour faire baisser la pression en moins de 5 minutes.

    1. La respiration « Box Breathing » (4-4-4)C’est la technique utilisée par les Navy SEALs pour rester calme. Elle permet de « rebooter » ton système nerveux :Inspire pendant 4 secondes.Bloque ton souffle pendant 4 secondes.Expire pendant 4 secondes.Répète 3 fois. Cela coupe immédiatement le signal de stress envoyé à ton cerveau.

    2. Le scan sensoriel « 5-4-3-2-1″Parfait pour stopper les pensées qui tournent en boucle. Nomme dans ta tête :5 choses que tu vois.4 choses que tu peux toucher.3 bruits que tu entends.2 odeurs que tu sens.1 chose que tu peux goûter.Cela force ton cerveau à revenir dans le moment présent (l’ancrage).

    3. La déconnexion visuelle totaleNos écrans nous épuisent. Ferme les yeux et place tes paumes de mains légèrement bombées dessus pendant 1 minute. Le noir total permet à tes nerfs optiques de se reposer et à ton cerveau de ralentir son traitement d’informations.

    Mon petit coup de pouce sérénité pour m’aider à rester ancrée pendant ces moments de pause, pour accompagner ma pause, je me prépare souvent une infusion de lavande bio. C’est mon petit rituel pour signaler à mon cerveau qu’il est temps de ralentir.

    Prends soin de toi, Vlys.