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  • Maman TDAH vs Enfant TDAH : Le match de tennis Ă©motionnel đŸŽŸ

    Être une maman TDAH avec un enfant qui l’est aussi, ce n’est pas un long fleuve tranquille. C’est mĂȘme, soyons honnĂȘtes, un dĂ©fi de chaque instant. Si notre cerveau est magique pour crĂ©er et s’enthousiasmer, quand la colĂšre dĂ©barque, c’est une tout autre histoire.

    La métamorphose en Hulk (Version Féminine)

    Quand la crise de colĂšre monte, j’ai l’impression de me transformer littĂ©ralement en Hulk. Je sens la veine de mon cou gonfler et, parfois, je vĂ©rifie presque si ma peau ne vire pas au vert tellement l’intensitĂ© est forte !

    Je me demande d’ailleurs si le crĂ©ateur de Hulk ne s’est pas inspirĂ© des personnes qui « pĂštent un cĂąble » pour crĂ©er son personnage. Heureusement qu’il a choisi un homme pour le film, ça dĂ©culpabilise lĂ©gĂšrement l’ampleur des dĂ©gĂąts ! 😂 Ma montre connectĂ©e, elle, est Ă  deux doigts d’exploser en voyant mon rythme cardiaque s’affoler. Dans mes plus grosses gueulantes, j’en ai carrĂ©ment mal Ă  la gorge, comme si j’avais dĂ» grogner pour dĂ©fendre mon territoire.

    Le duel des émotions

    J’ai toujours Ă©levĂ© mes enfants dans l’Ă©coute et la patience, mais la rĂ©alitĂ© nous rattrape. Mon plus grand est encore plus « dans son monde » que moi au mĂȘme Ăąge. Il est d’une sensibilitĂ© extrĂȘme, mais quand il n’Ă©coute pas et qu’il dĂ©clenche ma propre colĂšre, il devient un expert pour tester mes limites. C’est un vĂ©ritable match de tennis oĂč les Ă©motions volent dans tous les sens.

    La redescente : de la culpabilité à la connexion

    Le plus dur, c’est la redescente. DĂšs que je reprends conscience, la culpabilitĂ© me tombe dessus. Mais c’est lĂ  que je me souviens de l’enfant que j’Ă©tais : cette petite fille qui passait des heures Ă  pleurer sans ĂȘtre comprise.

    Ma solution pour apaiser l’orage :

    DĂšs que je peux, je mets de cĂŽtĂ© les paroles. Je vais le voir, je m’assois Ă  cĂŽtĂ© de lui en silence, et je lance une mĂ©ditation de dĂ©tente pour enfants sur mon tĂ©lĂ©phone. Je lui dis simplement qu’il peut venir contre moi s’il le veut.
    On Ă©coute ces histoires ensemble, dans un silence de parole, et on laisse le stress s’Ă©vaporer. On ne reparle de « l’incident » que bien plus tard, quand nos deux cerveaux sont enfin revenus au calme.

    Le mot de la fin

    La vie n’est pas facile, mais nous devons protĂ©ger notre bien-ĂȘtre. L’important est de ne jamais trop s’Ă©loigner de nos valeurs et de ce qu’on veut transmettre : l’amour, malgrĂ© les tempĂȘtes.

    Un petit mot du cƓur :

    Ce que je partage ici, c’est un morceau de ma propre vie, avec toute sa sincĂ©ritĂ© et ses imperfections. Il n’y a aucune ‘bonne’ ou ‘mauvaise’ façon de faire, seulement des chemins diffĂ©rents. Ce texte est une main tendue, sans jugement, pour partager nos vĂ©cus. Restons ouverts, restons bienveillants envers nous-mĂȘmes, et gardons en tĂȘte que chaque petit pas vers le calme est une immense victoire.

    Vlys

  • Épisode TDAH : La mission « Toutou » (ou l’enfer du petit sac plastique)

    Avoir un chien, c’est merveilleux. C’est de l’amour pur, des cĂąlins et une prĂ©sence incroyable. Mais soyons honnĂȘtes : les jours de « down », quand il faut sortir le toutou, ça peut vite devenir un enfer sensoriel et social.


    Le dilemme de la sortie
    DĂ©jĂ , il faut s’habiller « correctement ». Pour un cerveau TDAH en mode Ă©conomie d’Ă©nergie, c’est dĂ©jĂ  une montagne. Mais le pire, ce sont les scĂ©narios qui nous attendent dehors :

    ScĂ©nario 1 : La mĂ©tĂ©o s’acharne. Il pleut. Tu sais que tu vas ĂȘtre trempĂ©e, que l’air froid va piquer ta peau… Cette simple sensation te blase au plus haut point avant mĂȘme d’avoir passĂ© la porte.

    ScĂ©nario 2 : Le voisin papoteur. Tu croises ce voisin qui veut absolument discuter. Toi, ton plan, c’était juste de sortir le chien en mode « fantĂŽme ». Tu sais que tu vas devoir simuler une conversation normale, et qu’une fois rentrĂ©e, tu vas mettre des heures Ă  digĂ©rer ce moment social qui n’était pas prĂ©vu au programme.


    Le moment fatidique (Âmes sensibles, bonjour !)
    Mais attendez, le pire arrive. Peu importe le scénario, le moment crucial finit par arriver : votre cher compagnon vous laisse son « précieux cadeau ».
    Il faut rĂ©agir et l’emballer tel un joli prĂ©sent. Suis-je la seule Ă  dĂ©tester ce moment ? Entre la laisse qui s’emmĂȘle, le chien qui veut venir renifler ce que tu es en train de ramasser, et surtout… cette sensation de chaleur Ă  travers le sac en plastique. On est loin de la texture rigolote d’une balle de slime. Ce mĂ©lange de chaleur et de plastique, c’est une agression sensorielle pure et simple ! Imaginez le combo : il pleut, le voisin vous regarde, et vous ĂȘtes lĂ , en train de gĂ©rer la « chaleur du cadeau » dans un sac mouillĂ©. 😅


    Les experts de l’esquive
    Quand je me balade, je repĂšre vite ceux qui ignorent les trophĂ©es laissĂ©s par leurs chiens. On peut voir leur « niveau d’expertise » dans l’art de regarder ailleurs ! Bon, ça me met aussi un peu en rage : devoir Ă©viter des « bombes collantes » sur le trottoir, ce n’est pas vraiment l’idĂ©e que je me fais d’une promenade sympa.


    Le retour Ă  la base : l’Ă©puisement interne
    Le problĂšme, c’est qu’une fois rentrĂ©e, ce qui semblait ĂȘtre une simple balade de 10 minutes se transforme en un vĂ©ritable Ă©puisement interne. Il faut parfois un temps fou pour s’en remettre.


    La solution ? Ce n’est sĂ»rement pas d’ignorer les gĂ©missements du 4 pattes pour Ă©viter la corvĂ©e, ni d’essayer d’entraĂźner son chien Ă  aller sur les toilettes comme les chats de TikTok (croyez-moi, mauvaise idĂ©e !).
    Il n’y a aucune solution miracle, mais sachez-le : si vous vivez ça, vous n’ĂȘtes pas seule. On est ensemble ! 😉😁

  • 3 mini-pauses pour recharger ton cerveau (SpĂ©cial TDAH & Stress)

    Le sentiment d’ĂȘtre submergĂ© n’est pas une fatalitĂ©. Quand on vit avec un TDAH ou un stress chronique, le cerveau finit par « surchauffer ». Voici trois techniques rapides, testĂ©es et approuvĂ©es, pour faire baisser la pression en moins de 5 minutes.

    1. La respiration « Box Breathing » (4-4-4)C’est la technique utilisĂ©e par les Navy SEALs pour rester calme. Elle permet de « rebooter » ton systĂšme nerveux :Inspire pendant 4 secondes.Bloque ton souffle pendant 4 secondes.Expire pendant 4 secondes.RĂ©pĂšte 3 fois. Cela coupe immĂ©diatement le signal de stress envoyĂ© Ă  ton cerveau.

    2. Le scan sensoriel « 5-4-3-2-1″Parfait pour stopper les pensĂ©es qui tournent en boucle. Nomme dans ta tĂȘte :5 choses que tu vois.4 choses que tu peux toucher.3 bruits que tu entends.2 odeurs que tu sens.1 chose que tu peux goĂ»ter.Cela force ton cerveau Ă  revenir dans le moment prĂ©sent (l’ancrage).

    3. La dĂ©connexion visuelle totaleNos Ă©crans nous Ă©puisent. Ferme les yeux et place tes paumes de mains lĂ©gĂšrement bombĂ©es dessus pendant 1 minute. Le noir total permet Ă  tes nerfs optiques de se reposer et Ă  ton cerveau de ralentir son traitement d’informations.

    Mon petit coup de pouce sĂ©rĂ©nitĂ© pour m’aider Ă  rester ancrĂ©e pendant ces moments de pause, pour accompagner ma pause, je me prĂ©pare souvent une infusion de lavande bio. C’est mon petit rituel pour signaler Ă  mon cerveau qu’il est temps de ralentir.

    Prends soin de toi, Vlys.